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Geolocalisation

Open Food Facts & C'est fabriqué près de chez vous : de l'art de (bien) "crowdsourcer" de la donnée !

on mer, 03/06/2013 - 15:37

Par Julien Le Bot

Sait-on (précisément) ce qu'on mange quand on gobe des lasagnes pur boeuf (sic), des sodas sans sucre (pas nécessairement sans édulcorants), ou des camemberts de Normandie (AOC, c'est-à-dire) ? "Un jour, un blogueur est venu me voir en me disant qu'avec ma plateforme Recettesde/cuisine, j'étais complice des phénomènes de développements de l'obésité en Europe", raconte Stéphane Gigandet, ingénieur informaticien bossant depuis 2010 en indépendant, et fondateur du projet Open Food Facts. "Intuitivement, je me suis dit qu'il y avait quelque chose de bizarre dans cette affirmation : la cuisine maison fait-elle grossir ?"  Et l'ancien directeur de recherche de chez Yahoo - à l'époque, pas si lointaine, où Kelkoo était installé à Grenoble - de se mettre à aller chercher des études et des données sur le sujet. Des données ? Encore des données ? Nous faut-il systématiquement entretenir cette passion du chiffre pour avoir l'impression de travailler sur des faits ? Bien entendu, la donnée n'est pas un fin en soi. Pour qu'une donnée soit pertinente, intéressante ou utile, il faut qu'elle réponde à une question. Ou accompagne un usage. Quel qu'il soit. Exemple concret, appliqué cette fois à la popote démocratique, posé par Christophe Payet sur France Culture Plus : "l'Open Data va-t-il (enfin) rendre responsables les politiques ?" Dans un autre registre, "Data needs context and clarity to connect with audience", écrivait récemment  Sandy Smith sur le site Data Informed. Stéphane Gigandet, lui, est donc parti à la recherche de données précises avec (et pour) toutes celles et ceux qui veulent en savoir plus sur leurs paquets de crevettes de Madagascar, leurs cakes bretons marbrés, ou leurs veloutés de brocolis. Et ça donne : Open Food Facts. Visite côté des fourneaux & données.    

L'avenir de la géolocalisation passe-t-il par le temps réel ?

on mer, 12/19/2012 - 16:19

Par Julien Le Bot

Le déluge de données qui vient (ou qui est déjà là) n'est-il pas de nature à changer la donne pour nous autres, humbles individus incarnés ici et là, smartphones en mains ? Les enjeux, naturellement, sont multiples, la compréhension du monde qui en découle s'en trouve métamorphosée, et l'industrie (des médias, par exemple) peut et doit s'en préoccuper. Parce que l'avenir, c'est ici et maintenant, quand on y regarde de plus près. Dans le sillage des Entretiens du nouveau monde industriel (qui ont bien su montrer quelques uns des enjeux cognitifs, culturels, ou technologiques), Yakwala continue ses prospections sur l'évolution des usages. Et aux Etats-Unis, une nouvelle application, répondant au nom de Spindle, tente d'associer et/ou de croiser la géolocalisation, le temps réel et la recommandation.  

Archéologie de la géolocalisation : histoire des cartes et des cartographes à l'époque moderne (et au-delà)

on ven, 10/26/2012 - 08:56

Par Julien Le Bot

Nul n'ignore la bataille en cours entre Apple et Google sur la "carto" (comme disent les mordus de géographie), le développement (fulgurant) des alternatives - comme Open Street Map, qu'on ne présente plus, ou encore les évolutions/inflexions de Foursquare qui tend à s'intéresser plus particulièrement à la "recherche géolocalisée". Cette passion pour la compréhension de la "dimension locale" de nos existences et de nos actions, de la géographie, de sa morphologie et des dynamiques innervant nos régions a une (longue) histoire. A l'heure où la "visualisation" de l'intersection temps réel/territoire semble possible et envisageable du point du vue technologique (on y est presque !), il n'est pas inutile de jeter un oeil dans le rétroviseur afin de comprendre comment nous en sommes arrivés là. De Ptolémée aux développeurs de la GMap en passant par Mercator ou le travail des chanoines de Saint-Dié, retour sur l'art de la cartographie avec l'émission "La Marche de l'histoire".

Opengeodata.fr : La carte (de l’Open Data) et le territoire (ou sa géographie)

on ven, 09/21/2012 - 08:12

Par Julien Le Bot

« Open Data et géomaticiens : « je t’aime, moi non plus » », titre la dernière livraison du mensuel spécialisé SIG – La Lettre. Pour les profanes (en matière de Systèmes d’informations géographiques),  ce genre d’accroche ne rime à rien. Décodage abrupt pour le vulgus pecum : l’Open data, c’est souvent brut de décoffrage, et les spécialistes de la donnée géographique n’en veulent pas. En tout cas, pas comme ça. Un peu de méthode, s’il-vous plaît, quand vous libérez vos données : c’est tout l’enjeu du portail Opengeodata.fr, lancé par les équipes d’Esri et présenté lors du dernier DataTuesday.   

Existe-t-il une bonne alchimie pour (bien) envoyer des "notifications hyperlocales" ?

on mar, 06/26/2012 - 08:21

Par Julien Le Bot

D'aucuns penseront qu'avec un tel titre, ce billet verse nécessairement dans une approche technique d'une question microscopique. Il n'en est rien : l'information hyperlocale, dont la pertinence est en partie déterminée par l'utilisateur lui-même (en fonction de sa géolocalisation par exemple), est le fruit d'une révolution technologique où la mobilité et l'instantanéité déplacent, sans mauvais jeux de mots, les habitudes (de lectures) et les modalités (de réception des messages). A l'heure où Pierre Haski signe un portrait éloquent de la condition du "Twitter-journaliste" contemporain sous les traits d'un humble maître en la matière (Andy Carvin, chief strategist pour la radio américaine NPR), Yakwala revient - dans le sillage de Street Fight Mag - sur quelques unes des caractéristiques des "notifications" qui peuvent et doivent conférer tout son sens à l'information hyperlocale.       

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