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Données ouvertes

Les données locales prennent leur envol avec Datalocale.fr !

on jeu, 03/14/2013 - 13:56

Par Julien Le Bot

Pour les équipes de Yakwala et de son partenaire Bluedrop (qui se rapprochent progressivement, mais nous aurons l'occasion d'en reparler...), l’année 2013 est déterminante. Pleine de promesses pour les mois qui viennent, mais aussi (et surtout) ponctuée de réalisations concrètes à la croisée des logiques éditoriales et technologiques. Plein cap est donc fixé depuis quelques mois sur la donnée au service des usages, les nouvelles narrations au service des internautes, et au déploiement de solutions adaptées aux enjeux de la société numérique. Et en ce mois de mars 2013, cette approche se traduit par un projet livré pour le compte du Conseil général de la Gironde qui a souhaité fédérer autour de lui, dans le cadre d'un portail ouvert, tous les acteurs institutionnels du territoire pour leur permettre de rassembler leurs données ouvertes.  

Open Food Facts & C'est fabriqué près de chez vous : de l'art de (bien) "crowdsourcer" de la donnée !

on mer, 03/06/2013 - 15:37

Par Julien Le Bot

Sait-on (précisément) ce qu'on mange quand on gobe des lasagnes pur boeuf (sic), des sodas sans sucre (pas nécessairement sans édulcorants), ou des camemberts de Normandie (AOC, c'est-à-dire) ? "Un jour, un blogueur est venu me voir en me disant qu'avec ma plateforme Recettesde/cuisine, j'étais complice des phénomènes de développements de l'obésité en Europe", raconte Stéphane Gigandet, ingénieur informaticien bossant depuis 2010 en indépendant, et fondateur du projet Open Food Facts. "Intuitivement, je me suis dit qu'il y avait quelque chose de bizarre dans cette affirmation : la cuisine maison fait-elle grossir ?"  Et l'ancien directeur de recherche de chez Yahoo - à l'époque, pas si lointaine, où Kelkoo était installé à Grenoble - de se mettre à aller chercher des études et des données sur le sujet. Des données ? Encore des données ? Nous faut-il systématiquement entretenir cette passion du chiffre pour avoir l'impression de travailler sur des faits ? Bien entendu, la donnée n'est pas un fin en soi. Pour qu'une donnée soit pertinente, intéressante ou utile, il faut qu'elle réponde à une question. Ou accompagne un usage. Quel qu'il soit. Exemple concret, appliqué cette fois à la popote démocratique, posé par Christophe Payet sur France Culture Plus : "l'Open Data va-t-il (enfin) rendre responsables les politiques ?" Dans un autre registre, "Data needs context and clarity to connect with audience", écrivait récemment  Sandy Smith sur le site Data Informed. Stéphane Gigandet, lui, est donc parti à la recherche de données précises avec (et pour) toutes celles et ceux qui veulent en savoir plus sur leurs paquets de crevettes de Madagascar, leurs cakes bretons marbrés, ou leurs veloutés de brocolis. Et ça donne : Open Food Facts. Visite côté des fourneaux & données.    

L'avenir de la Toile, l'information en temps réel et la "long data"

on mar, 02/05/2013 - 07:50

Par Julien Le Bot

Loin des tractations et commentaires portant sur l'accord (qualifié à la hâte d'"historique" quand tout un chacun mesure qu'il s'agit là d'un pis-aller momentané) entre Google et les éditeurs réunis au sein de l'association IPG (pour la presse d'Information politique et générale), deux articles sont venus questionner utilement le devenir du web, le rôle de la donnée dans notre compréhension du monde (ou de l'histoire), et la nécessité de travailler avec de nouveaux outils sans se contenter de subir ce déluge-informationnel-qui-vient en s'abritant opportunément sous le parapluie du "slow journalism".  Le premier, publié par Rémy Sussan sur le site d'Internet Actu, appréhende clairement l'enjeu en contextualisant historiquement son approche : "Sortir de la tyrannie du présent" (en regardant dans le rétroviseur). Le second, publié par David Gelernter dans la revue Wired, tisse un récit mâtiné de futurologie, mais non dénué d'intérêt : "The end of the web, search and computer as we know it". Avec, au coeur de tout ça, une question : c'est en apprenant à bien appréhender les données que l'on pourra construire les modèles à venir (culturels, cognitifs ou économiques).        

Faut-il prendre la tangente pour repenser l’écosystème médiatique ?

on jeu, 01/24/2013 - 10:23

Par Julien Le Bot (avec Christophe Dugué, Nicolas L'Helgouac'h et Yann Rotil)

S’il est un article sur lequel s’appuyer pour rebondir, ce n’est certainement pas sur le « Manifeste pour un autre journalisme » de la revue XXI qui a tant fait parlé de lui, qui a été âprement discuté et remis à sa place, et  dont nous avons, du reste, déjà parlé : certes, gare au « bluff technologique ». Le journalisme, c’est un certain rapport au réel, une attitude mêlant curiosité et sens du moment (du Kairos, disaient naguère les Grecs), et un invariable artisanat (le récit étant son outil). A contrario, si la « médiasphère », chère à Régis Debray, est en train de changer (nous n’en sommes plus à la « vidéosphère »), il est opportun d’essayer de voir comment prendre en main cette affaire au profit de la connaissance (l’université n’est plus ce qu’elle était à l’heure de Wikipédia), de l’information (qui transite et voyage partout, à la vitesse de l’éclair ou, plus communément, d’un « retweet »), ou de la démocratie (tant qu’on y est). De ce point de vue, le dernier article d’Eric Scherer, sur le blog Méta-Média, vise juste : « The Next Big Thing ? », demande-t-il ? « L’offre de contenus personnalisés par des médias de précision ». Zigzags et voies de traverses : les fondateurs associés de Yakwala sont engagés dans des travaux qui pourraient nous y conduire.           

Le journalisme, la R&D et les sentiers de l’innovation pour 2013

on lun, 01/07/2013 - 19:07

Par Julien Le Bot

L’innovation, pour un média, c’est quoi, finalement ? « L’histoire est une galerie de tableaux où il y a peu d’originaux et beaucoup de copies », écrivait Alexis de Tocqueville (dont l’ouvrage L’Ancien régime et la Révolution a, paraît-il, la cote chez des dirigeants chinois). L’écrivain français décelait alors, derrière les ruptures manifestes provoquées par la Révolution, des éléments de continuité historique. Autrement dit, une révolution peut parfois en cacher une autre (qui était déjà là). Quoi qu’il en soit, en matière de journalisme et de numérique, le paysage se déplace, le puzzle se (re)compose, et les sentiers de l’innovation sont (toujours) ouverts : les médias doivent investir sur de la R&D au sens large (sur les formats, les récits, les supports, les données) et des acteurs comme Yakwala sont prêts (et déterminés) à accompagner le mouvement. A cet égard, c’est notamment en passant, en misant, et en s’engageant dans de nouvelles collaborations entre start-ups et groupe de médias que le « schmilbilck numérique » pourra avancer. Objectif : maintenir des exigences éditoriales et fabriquer les méthodes et outils de demain.

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