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Comment donner de la valeur aux données locales ? Avec l'Open Data de deuxième génération !

on ven, 07/06/2012 - 10:34

Par Julien Le Bot

« On ne demande conseil que pour raconter ses ennuis », écrivait Jules Renard. La formule a du charme et, d’une certaine manière, pourrait s’appliquer à bien des sujets.  Exemple : la libération de données publiques. « Comment ça marche ? » C’est une question à laquelle nombre d’acteurs sont capables de répondre – et Yakwala est de ceux-là. « Mais à quoi ça sert et qu’est-ce que les gens vont bien pouvoir en faire ? » Telle semble être la question pour bien des acteurs publics qui observent ici et là le mouvement en cours (l’ouverture des données) mais s’interrogent encore sur la « réutilisation » (réelle, pertinente, durable) des fameux « jeux de données » dont regorgent les services des collectivités (ce n’est qu’un exemple). La conférence organisée le 5 juillet au Conseil économique, social et environnemental sur un « la valeur des données Open Data de deuxième génération » a permis d’appréhender la façon dont nous allons pouvoir travailler dans les mois et les années à venir.                   

Les intervenants invités à participer à cette conférence ont bien résumé l’enjeu : nous avons impulsé une dynamique, il s’agit maintenant de le pérenniser pour mieux changer de « paradigme » (pour employer un grand mot) dans les collectivités et entreprises. Présupposé implicite : « le déluge de données » arrive (parce qu’il est déjà là, en puissance), alors autant y réfléchir et l’organiser pour mieux le transformer (en services, en informations, etc.).

Marc Ribes, qui travaille sur ces questions pour Orange Business Services, a ouvert le bal en partant précisément des réutilisateurs (développeurs, entreprises ou journalistes) pour réfléchir sur la donnée dont l’Open Data a besoin pour être « pertinente » et « valorisable ». Et de ce point de vue, Yakwala, qui travaille et enrichit de la donnée locale, ne peut qu’y souscrire.

Qu’est-ce que cet Open Data de deuxième génération ? Ou plutôt : qu’elles sont les données qui peuvent et doivent être libérées ?

- Des données riches, diversifiées, et interopérables sur tous les fronts.

- Des données en temps réel (dont la valeur ajoutée est évidente si l’on pense aux transports).

- Des données personnelles « anonymisées ».

- Des données non-structurées (flux issus des médias sociaux, des médias, etc.).

Partant de cette catégorisation des types de données adaptée pour une variété large (et inattendue !) de réutilisations possibles, Marc Ribes a identifié ce qui, en ce moment, est un facteur clé dans la généralisation de l’Open Data en France : « l’intermédiation ». Autrement dit, entre les producteurs (collectivités, par exemple) et les « réutilisateurs » (start-ups, journalistes, geeks), il est important de construire un pont. De jeter les bases d’une bonne collaboration – au sens propre - : si une administration prend le temps d’impliquer ses agents et des services dans cette démarche, il lui faut au moins une certitude : qu’elle aille dans le bon sens et qu’elle favorise, à sa manière, et autant que faire se peut, les « réutilisations ».

Un parti pris que partage pleinement l’équipe de Yakwala : pour se mettre à libérer des données, quoi de mieux que d’être soutenu, conseillé, mais aussi de tenter de hiérarchiser les premières publications de jeux de données pour que des services, rapidement, soient mis en place localement.

Objectif : entrer dans une démarche d’innovation ouverte sur son territoire tout en s’assurant que celle-ci profitera bien au plus grand nombre.  

Yakwala travaille donc sur une formule permettant d’accompagner les producteurs de jeux de données pour faire vivre cet « Open Data de deuxième génération » et créer durablement, sur la base de ces libérations de données (et de l’effort consenti), des services très rapidement sur leurs territoires.

Autrement dit, Yakwala travaille sur ces deux aspects de l’Open Data – pour mieux servir l’innovation et dynamiser les territoires s’intéressant aux problématiques numériques :

(i)  Le traitement des données – pour que ces données soit accessibles, pertinentes et réutilisables

(ii) La mise en place d’un applicatif permettant de créer de vrais outils pour les citoyens.

Sans entrer dans le détail, l’entreprise Yakwala est en mesure d’accompagner les collectivités dans cette étude et sur les étapes suivantes : conseil pour aider à voir ce qu'il est possible de faire concrètement avec l'Open Data, détermination des jeux de données nécessaires et libérables « facilement » pour commencer, mais aussi mise en place d’un outil adapté et débouché applicatif immédiat avec le déploiement de la plateforme d’information hyperlocale Yakwala sur la zone concernée.

Au-delà, cette conférence et les propos échangés au gré des questions des uns et des autres ont bien montré qu’il s’agissait de poursuivre le travail engagé au niveau national (avec Etalab, data.gouv.fr, mais aussi Dataconnexions), tout en permettant de faire « re-descendre » l’Open Data dans les pratiques. Pour éviter de faire de l’Open Data sous « perfusion » avec quelques start-ups, comme l’a dit l’un des participants, mais pour que l’innovation et la société numérique soient au service des territoires.

Et nous y sommes. Dont acte, avec Yakwala, qui travaille sur des projets pilotes.

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Credit : @Maltman23 (Licence Creative Commons)