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Archéologie de la géolocalisation : histoire des cartes et des cartographes à l'époque moderne (et au-delà)

on ven, 10/26/2012 - 08:56

Par Julien Le Bot

Nul n'ignore la bataille en cours entre Apple et Google sur la "carto" (comme disent les mordus de géographie), le développement (fulgurant) des alternatives - comme Open Street Map, qu'on ne présente plus, ou encore les évolutions/inflexions de Foursquare qui tend à s'intéresser plus particulièrement à la "recherche géolocalisée". Cette passion pour la compréhension de la "dimension locale" de nos existences et de nos actions, de la géographie, de sa morphologie et des dynamiques innervant nos régions a une (longue) histoire. A l'heure où la "visualisation" de l'intersection temps réel/territoire semble possible et envisageable du point du vue technologique (on y est presque !), il n'est pas inutile de jeter un oeil dans le rétroviseur afin de comprendre comment nous en sommes arrivés là. De Ptolémée aux développeurs de la GMap en passant par Mercator ou le travail des chanoines de Saint-Dié, retour sur l'art de la cartographie avec l'émission "La Marche de l'histoire".

Avant de se lancer dans cette émission, quoi de mieux qu'un liminaire signé par le producteur de "La Marche de l'histoire", Jean Lebrun. Où l'on comprend que les ancêtres de la "datavizualusation" et des applications mobiles permettant de se géolocaliser, de trouver son chemin ou d'identifier son bistrot sont légion, et qu'on peut aller les chercher loin, très loin de nous. En route ! 

Une carte, cela permet la localisation d'un objet. Et l'homme cherchant toujours à s'approprier tout, elle permet aussi de se représenter les mouvements qu'il faudrait faire pour le rejoindre. Ainsi se constitue un savoir : dans la cartographie, rien n'est donné, tout est construit.
 
Se crée aussi un métier : cartographe. Il tient du cabinet plus encore que du voyage, du commerce autant que de la science, il doit donner de l'information à lire et du plaisir à voir. Désormais, les cartes-papier ne sont plus qu'une proposition parmi d'autres; elles bougent sans cesse en fonction des demandes que chacun de nous peut appliquer aux stocks de données. Est-ce à dire que le cartographe disparaît ? Le métier a toujours été combiné à d'autres, il nécessite maintenant d'être un virtuose de l'informatique.
 

Bonne écoute et bon voyage ! 

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Crédit : @LaTransfo (Licence Creative Commons).