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Un tour de France des innovations démocratiques locales ? D'accord, mais pourquoi ?

on mar, 09/17/2013 - 18:42

Par Julien Le Bot

A quelques mois des élections municipales en France, les médias fomentent dans leurs officines leurs projets de couverture de cette échéance majeure, les partis politiques s'efforcent de mettre leurs troupes en ordre de bataille, et les compteurs s'affolent : quid de la participation ? La participation, ce n'est plus seulement une affaire de vote (quand bien même les institutions fonctionnent encore sur ce calendrier de la représentation). Sur la Toile, ce sont les usages qui continuent de changer. Des projets qui se montent. Des collectifs qui se mobilisent (déjà entendues ici : QuestionnezVosElus, Opération Carticipe Strasbourg avec Rue89Strasbourg,...).  Et des pratiques locales qui, parfois, passent sous l'écran radar des comptes Twitter, des conférences sur l'Open Gov et des chroniques portant sur les lois (mi-figues mi-raisin) sur la transparence de la vie publique. Entretien avec Armel Le Coz, designer de services, à quelques jours d'un Tour de France (à pide, en stop, au gré des rencontres) des innovations démocratiques.  

Boussole

Si l'on s'arrête sur le cours de l'actualité, voici ce qu'on a : le Parlement a mis un point final au projet de loi portant sur la transparence de la vie publique. Pour qui s'intéresse quelque peu à la transformation des institutions et aux promesses démocratiques de l'Open Data (sans être naïf pour autant), il est évident qu'à l'échelon national, les marges de progression sont substantielles.      

On ne va pas s'arrêter là. Et la transparence (notion complexe et ambigüe), le gouvernement ouvert ou la participation à l'exercice du pouvoir sont des concepts applicables aux enjeux locaux.  C'est précisément pour cette raison que (le designer de services) Armel Le Coz a pris, en cette rentrée, une ferme résolution : 

Qu'est-ce qu'un maire (ou un candidat) innovant ? Que vient faire, encore, le numérique, dans cette affaire ? Le fétichisme de la technique, de la novlangue et de la donnée n'est-il pas au contraire la source de bien des malentendus? A commencer par celui-ci : 

  • Les électeurs ont-ils envie de prendre le pouvoir ? 

  • Les administrations sont-elles prêtes à travailler autrement ?

  • Que peuvent faire/proposer les médias dans ce nouvel environnement ?

  • Qu'est-ce qu'un élu, finalement ? 

Entretien avec Armel Le Coz qui n'a pas de réponses à toutes ces (immenses) questions, mais qui raconte son parcours, et qui décrit ce qu'il attend de cette enquête itinérante et ouverte à tous les vents.  

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Crédit : @Groume (Licence Creative Commons CC-SA)